dimanche 17 juin 2012

Pour le pays entièrement*
(Une pièce par lettres)

Nos baisers ont tout de suite eu le goût des départs
celui du temps des taxis
Et c'est ta main qui,
pas ta bouche
souvent,
est la dernière 
à me dire au revoir 
*Cette pièce brève a été écrite par Gertrude Stein sur l'île de Majorque en 1916. 
Un homme et une femme sont assis chacun à une petite table. Ils écrivent des lettres : l'un à l'autre, à des connaissances communes ou non... Parfois ils ne sont pas d'accord sur ce qui doit être écrit. Le texte des lettres est parfois projeté sur un écran semblable à une immense page située derrière eux. C'est un troisième personnage, muet, à l'avant-scène qui "écrit" les lettres sur un rétroprojecteur.

1 commentaire:

Fabien MORISSET a dit…

Merci de rester unique! Irremplaçable et irremplacée.