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jeudi 24 mai 2012

mon 
amour,

ta voix me manque
Tout recommence. Espérons qu'il n'y a qu'une vie et que cette vie est éternelle ! Il n'y a que la vie, c'est mieux dit. Et avec ça je vous serre la main. 
A la bonheur ! 
Henry Miller

Blaise Cendrars. Henry Miller. Correspondance. 1943-1979 : 45 ans d'amitié

mercredi 24 août 2011

Précis de topographie 77

La topographie est l'art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles sur le terrain, qu'ils soient naturels (notamment le relief) ou artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.). Son objectif est de déterminer la position et l'altitude de n'importe quel point situé dans une zone donnée, qu'elle soit de la taille d'un continent, d'un pays, d'un champ ou d'un corps de rue. La topographie s'appuie sur la géodésie qui s'occupe de la détermination mathématique de la forme de la Terre (forme et dimensions de la Terre, coordonnées géographiques des points, altitudes, déviations de la verticale...). La topographie s'intéresse aux mêmes quantités, mais à une plus grande échelle, et elle rentre dans des détails de plus en plus fins pour établir des plans et cartes à différentes échelles.
que j'ai entendu Philippe Forest 
évoquer Blaise Cendrars


"Terre Terre Eaux Océans Ciels
J'ai le mal du pays
Je suis tous les visages et j'ai peur des boîtes aux lettres
Les villes sont des ventres
Je ne suis plus les voies
Lignes
              Câbles 
                           Canaux
                                         Ni les ponts suspendus ! 
J'ATTENDS
Je voudrais être la cinquième roue du char
Orage 
Midi à quatorze heures
Rien et partout"
Blaise Cendrars.  
Le Panama ou les aventures de mes sept oncles.

lundi 20 septembre 2010

L'été éternel

Les podcasts que j'écoute datent de l'été. 
L'actualité est surannée, la météo est celle des plages. 
Transporter la prose transsibérienne de Blaise Cendrars aux terrasses coutumières, c'est dépayser les pavés. 
Je ne suis pas encore revenue de mon été.

"A partir d'Irkoutsk le voyage devint beaucoup trop lent
Beaucoup trop long
Nous étions dans le premier train qui contournait le lac Baïkal
On avait orné la locomotive de drapeaux et de lampions
Et nous avions quitté la gare aux accents tristes de l'hymne au Tzar. 
Si j'étais peintre je déverserais beaucoup de rouge, beaucoup de jaune sur la fin de ce voyage
Car je crois bien que nous étions tous un peu fous
Et qu'un délire immense ensanglantait les faces énervées de mes compagnons de voyage
Comme nous approchions de la Mongolie
Qui ronflait comme un incendie. 
Le train avait ralenti son allure
Et je percevais dans le grincement perpétuel des roues
Les accents fous et les sanglots
D'une éternelle liturgie"
Blaise Cendrars. Prose du transsibérien et de la petite Jeanne de France