C'est normal qu'ils te demandent leur route :
tu as l'air
si confidente.
(une autophotografiction)
Quelle drôle d'affaire que de ne pas se rendre là où on a tout à vivre. Si souvent cela tient à une immense destruction invisible. Je ne vous parle pas des rares instants que vous m'accordez, mais des autres, de ceux qui semblent demeurer en un blanc dévasté dans votre emploi du temps.*Philippe Caubet. Dans un autre temps.
En ville, on est seul parce que le monde est plein d'inconnus, et c'est un luxe d'une rare austérité que de se sentir ainsi étranger parmi des étrangers, de marcher en silence en portant ses secrets et en imaginant ceux des passants. Spécifique au mode de vie urbain, cette identité nulle part enregistrée, infiniment malléable, est un état libérateur pour tout ceux d'entre nous qui veulent s'émanciper des espérances familiales et sociales placées en eux, se frotter à d'autres cultures, changer de peau, fût-ce provisoirement.Rebecca Solnit. L'art de marcher.
Alphonse Kauders confia à Richard Sorge :"Je doute qu'il existe un vide plus grand que celui des rues désertes. C'est pourquoi il est préférable d'avoir dans les rues quelques chars ou quelques corps, à défaut d'autre chose. Parce que quelque chose vaut mieux que rien."Aleksandar Hemon. De l'esprit chez les abrutis.
![]() |
| Jusqu'au 14 août, Sarah Moon est exposée au Botanique |