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mardi 5 février 2013

Tuesday self portrait (insensible)

J'en glisse encore dans mon Leica
mais
je ne les fais plus tirer, 
les pellicules impressionnées.
Dans un tiroir


les rouleaux
et
les villes se mélangent. 

dimanche 13 janvier 2013

EXHIBITION

Il m'arrive de repenser à l'époque à laquelle je n'aurais pas su de la jeune fille perchée sur un tabouret dans le rayon "romance" qu'il ne lui restait plus qu'à choisir son chapeau pour la cérémonie de mariage de sa cousine, du garçon en manteau trois-quarts bleu qu'il avait déjà acheté un chèque cadeau à offrir le soir même à l'anniversaire surprise qu'il avait organisé pour son amie, de l'homme aux cheveux clairs qu'il avait une compagne auprès de laquelle il préférait s'assurer qu'il ne devait pas faire de courses avant de rentrer, de la femme qui avait en main trois romans policiers qu'elle doutait depuis quelques semaines des sentiments de l'homme qui était arrivé de mauvaise humeur au rendez-vous qu'il lui avait fixé la veille.
 A présent, on connait l'intérieur des gens.

samedi 29 décembre 2012

il (me) dit :

Vous auriez une petite pièce pour moi, madame 
??????????????????????????????????????????
C'est pas grave, vous êtes charmante quand même
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et vous faites pas votre âge 
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

jeudi 20 décembre 2012

sans moi

Par la fenêtre : le même ciel sans nuances, la même pluie qui tombe droite et lourde. 
Dans le train du retour ou dans mon fauteuil sédentaire, c'est un peu le même voyage : 
immobile 
et intérieur.

dimanche 9 décembre 2012

Livres à rendre le 4 janvier

C'est vrai que je retiens une date uniquement si cela a un rapport avec ma vie personnelle.

(...)La plus grande découverte, pour moi, ce fut la bibliothèque. Pendant assez longtemps, je n'ai pas eu connaissance de la bibliothèque, cette idée magique consistant à rassembler un grand nombre de livres dans un espace fermé. Dire qu'il y a un endroit où se trouvent exposés des milliers de livres. Je crois que c'est l'image la plus proche du paradis. Pour ma grand-mère, le paradis est une énorme cafetière, pour moi, ce sera la bibliothèque. 
Dany Laferrière. J'écris comme je vis. 
Savoir de lui qu'il était objecteur de conscience au cinéma que je fréquentais ne suffisait pas à me laisser croire que je connaissais Adam. 
Pourtant, j'étais au courant de l'état de son compte en banque comme si j'avais été une de ses proches. 
Régulièrement en effet, apparaissaient sur les étagères de l'un des bouquinistes de la ville, des volumes marqués de son nom, dans une quantité qui lui avait vraisemblablement permis de régler une facture d'électricité ou un mois de loyer. 

Il m'arrive de reconnaître, dans les rayons, des livres qui, il y a peu, vivaient chez moi, que j'ai récemment transportés jusqu'au comptoir de vente. 
Intérieurement je les salue comme d'anciens amis, d'anciens amants que je ne vois plus mais à la mémoire desquels je suis fidèle. 

Et puis, je vais à la bibliothèque.


dimanche 2 décembre 2012

Photograph (not) taken

I recentely stood at an intersection in New York and, for a long time, watched people walk by, hoping to make portraits. One man didn't want his portrait taken. When people say no, it often gets me thinking. (...)
In truth, the act of going out to take photographs of strangers is something I dread. Bur I keep going back to it. Despite the anxiety of the process, I am fascinated by the delicaty of the exchange, the tenuousness of the relationship, and the unpredictability of the outcome. I am fascinated by how a portrait of a stranger can take on meaning for another stranger -how an anonymous viewer can look at that person (a person who in theory means nothing to him or her) and feel something. There is mystery and hope in that.
Gregory Halpern
Photographs not taken est un recueil de textes de photographes réunis par Will Steacy
Peut-être jamais ne le referai-je.
Et cette fois, c'était la première.
L'unique, donc.

Quelques heures à peine auparavant, j'étais encore dans un autre pays, dans un autre matin... dans un avion, plus exactement.
Alors que j'essayais de m'habituer à l'heure, à la langue, à la chaleur, à la topographie,
je m'engageai dans une petite rue, attirée autant par le hasard que par l'ombre.

Elle était assise sur le trottoir.
Les sacs déposés à ses pieds témoignaient d'une séance de magasinage.
Ni le temps ni le reste du monde ne semblaient avoir de prise sur elle tandis qu'elle tournait lentement les pages de son livre, expirait longuement la fumée de sa cigarette.

Si j'avais réfléchi, sans doute n'aurais-je pas demandé à la photographier.
Pas davantage ne me serais-je passée de son autorisation.
Si j'avais réfléchi, je ne l'aurais pas prise en photo.
Car, au moment même où je le fis, je sus que le cliché ne vaudrait rien, qu'il ne m'intéresserait pas, que je ne le conserverais même pas.

C'est notre échange -bref, gai- qui donna toute sa valeur à l'instant. 

jeudi 29 novembre 2012

"Commencement de la conscience de la disparition"*

"Vous êtes disparition ou apparition ?
-Je ne comprends pas.
-Dans la vie, vous préférez voir les choses disparaître ou apparaître ?"


Rober Racine.
Les vautours de Barcelone.
*Hélène Berr. Journal. 29 novembre 1943
(...) tout cela était plutôt joyeux, en somme.
Comme l'avait été le fait de constater que l'image sur laquelle je n'étais pas totalement apparue avait été prise sur un support promis à la disparition. 

mercredi 14 novembre 2012

La compagnie des spectres

Deborah Meg Lennon
Teacher-wife-mother
Radiant soul

In loving memory of 
Alvin Agulnek
beloved husband and father
who loved this park

In memory of
Steve Carb
who played here in all seasons
loving husband, wonderful father
lightning fast corner back. 
Enjoy the view

Silver Streak
we will love you forever
Danny, Sally and the park

In loving memory of 
Leonard Ernest Trentin 
who cherished this park all his life
A New York je choisissais mes bancs 
selon la vue, l'ensoleillement 
mais je choisissais aussi
ma compagnie 

jeudi 8 novembre 2012

L'homme de nos vies

Des femmes il m'arrive de me faire une idée, sans les connaître.
Non pas à la couleur de leur vernis à ongle. Ni à leur coupe de cheveux. Pas davantage à la longueur de leur jupe ou à la forme de leurs boucles d'oreilles.
Mais à l'homme avec lequel elles s'affichent, oui.

Ce jour-là, dans le métro, l'une était penchée sur David(1), une autre captivée par William(2) et, plus loin, j'en ai vu une en compagnie de Marc(3).
Quant à moi, c'était avec André(4) que j'avais choisi de voyager. 

(1) Elle avait la beauté des femmes russes, avec ce regard à la densité d'un roman tragique de huit cent pages.Elle avait la beauté des femmes russes, avec ce regard à la densité d'un roman tragique de huit cents pages.
David Foenkinos. Les souvenirs.
Elle avait la beauté des femmes russes, avec ce regard à la densité d'un roman tragique de huit cents pages.
Elle avait la beauté des femmes russes, avec ce regard à la densité d'un roman tragique de huit cents pages.

Autres citations : Citations de David Foenkinos - Ses 75 citations - Dicocitations ™ - CitationDavid Foenkinos. Les souvenirs. 


(2) Elle se lève et se maquille, très lentement, très posément. Pas de musique, simplement le bruit de ses gestes. Enfin quoi, vous voyez, elle se peint les ongles, elle se met du mascara. Elle fredonne un peu, elle commence à chanter quelque chose, des bribes d’une chanson en anglais. Une chanson des Beatles, du « White Album », comment ça s’appelle ? Ah, oui, Rocky Raccon. Cette fille est française, d’accord, et elle chante en anglais avec un accent français, juste pour elle. La chanson sonne totalement différente. Totalement. Un effet extraordinaire. Chair de poule des pieds à la tête. Ça dure vingt, trente minutes. Vous êtes complètement, mais alors complètement pris. 
William Boyd. Le destin de Nathalie X.  

(3) Il y avait de la tristesse dans ses yeux, des étoiles de chagrin avec un goût de sel.Il y avait de la tristesse dans ses yeux, des étoiles de chagrin avec un goût de sel.
Marc Levy. Vous revoir...

(4) Elle me souriait maintenant, sans baisser les yeux, ne semblant pas craindre que son compagnon lui en fît grief. Celui-ci, très immobile, très silencieux et dans sa pensée visiblement très éloigné d'elle -il pouvait avoir une quarantaine d'années- me faisait l'impression d'un homme éteint, plus que découragé, vraiment émouvant d'ailleurs. Je le vois encore assez bien : hâve, chauve, voûté, d'aspect très pauvre, l'image même de la négligence. Près de lui, cet être paraissait si éveillé, si gai, si sûr de soi et dans toutes ses manières si provocant que l'idée qu'ils vécussent ensemble donnait presque envie de rire. La jambe parfaite, très volontairement découverte par le croisement bien au-dessus du genou, se balançait vite, lente, plus vive dans le premier pâle rayon de soleil -le plus beau- qui se montrait de l'année. Ses yeux (je n'ai jamais su dire la couleur des yeux, ceux-ci pour moi sont seulement restés des yeux clairs), comment me faire comprendre, étaient de ceux qu'on ne revoit jamais. Ils étaient jeunes, directs, avides, sans langueur, sans enfantillage, sans prudence, sans "âme" au sens poétique (religieux) du mot. Des yeux sur lesquels la nuit devait tomber d'un seul coup.
André Breton. Les vases communicants.

lundi 5 novembre 2012

LES LUNDIS DE LA PHILOSOPHIE

 2- Exister, est-ce seulement vivre ? (06.12.88)

Le problème posé par le sujet est bien compris. Il y a dans l'ensemble des remarques pertinentes. Il est cependant dommage que les connaissances philosophiques ne soient pas plus approfondies. Vous pouvez mieux faire ! 
12/20


lundi 29 octobre 2012

LES LUNDIS DE LA PHILOSOPHIE

1- La mort abolit-elle le sens de notre existence ? (11.10.88)

 Vous avez tenté de construire une réflexion personnelle sur le problème posé. C'est bien. 
Mais il est dommage que -sauf une allusion à la philosophie platonicienne- vous n'étayiez pas votre raisonnement sur d'autres philosophies. Cela donnerait plus de force et, surtout, de précision à ce que vous avancez. 
11/20

jeudi 25 octobre 2012

Lire dans les villes (3 : à Montréal avec Dany Laferrière)

Quitter New York signifiait rentrer.
Mais là où je revenais, tout avait changé
-la saison, les couleurs, le quartier-

Afin de panser
mes troubles de l'identité
j'y  ai passé une journée.
Je remonte la rangée vers les toilettes. Longue file d'attente. Un type arrive et se place à côté de moi. On se regarde un moment. Puis, brusquement, sans ambages : 
-D'où venez-vous ? me demande-t-il en anglais avec un fort accent français. 
Ce n'est pas la première question qu'un Américain vous poserait. Il voudrait plutôt savoir ce que vous pensez de la déclaration de Magic Johnson. L'Américain blanc croit qu'un Noir a toujours de bons tuyaux sur n'importe quel autre Noir. Le Français veut plutôt savoir d'où vous venez. 
-De mon siège, 173. 
-Je ne parle pas de votre siège... 
-De Los Angeles. J'ai pris l'avion à l'aéroport, comme tout le monde. 
Autour de nous, on commence à s'intéresser à notre conversation et le type à se demander si je ne me paie pas sa tête. J'étais plutôt embêté par la brutalité de la question.
-Je veux savoir de quel pays vous venez, reprend-il sur un ton impérieux. 
Moment de gêne dans la file. 
-Avez-vous perdu un esclave ? je finis par répondre. 
Une jeune femme, pas trop loin de moi, éclate de rire. Il n'y a rien de mal à vouloir connaître le pays d'origine de quelqu'un. Cela permet à certains de rêver et d'avoir une histoire à raconter à leur femme en rentrant. Ils peuvent toujours leur dire qu'ils ont passé un bon moment dans l'avion avec un Sénégalais, un Polonais, un Tchadien ou un Malgache. Je comprends tout cela, sinon pourquoi voyagerait-on si l'ailleurs ne nous fascinait pas ?
Mais il y a une manière d'aborder la question je crois. On peut toujours commencer par lier un peu connaissance avec celui ou celle dont les origines nous intéressent en tenant compte du fait que certaines personnes peuvent être plutôt réticentes à se livrer ainsi au premier venu. Ou, pire, peut-être qu'elles en ont marre de répondre à cette question à laquelle elles croyaient avoir fini de répondre. D'autres réservent leur réponse à la police, aux agents de la douane et aux fonctionnaires du ministère de l'Immigration et du travail. Si vous n'appartenez pas à ces grandes institutions d'Etat, alors il faut des gants. Genre : Bonjour monsieur, comment ça va, et la santé ? La famille se porte-t-elle bien ? Les enfants sont-ils premiers à l'école ? Je suis ravi, vous savez, de cette rencontre, mais par ailleurs d'où venez-vous ? Du Bénin, du Sénégal, d'Haïti, du Zaïre, du Mali ou de la Guinée ? A un moment donné, la personne trouvera que vous en avez assez fait et répondra gentiment à votre question. 
-Du Mali... Et vous ?
Surtout, n'ayez pas l'air surpris. Acceptez le fait que, vous aussi, vous avez des origines et que, vous aussi, vous êtes exotique et vous exhalez le parfum de l'aventure pour l'autre. Il n'y a rien de plus offensant que de demander à quelqu'un, en retour, ses origines et de le voir vous regarder comme s'il n'était pas inscrit sur son front qu'il est Français, Américain, Anglais ou Allemand. En définitive, qu'il est un Blanc. Le Nègre vient d'un lieu; le Blanc d'une race.
Dany Laferrière. Cette grenade dans la main du jeune nègre est-elle une arme ou un fruit ?

samedi 20 octobre 2012

il (me) dit :

On ne vous voyait plus, 
on 
s'inquiétait !

lundi 15 octobre 2012

Lire dans les villes (2 : à New York avec Antonio Munoz Molina)

Le matin, sur les bords de l'East River -et seulement là-
pendant que les habitants du quartier couraient,
échangeaient des nouvelles,
faisaient se rencontrer leurs chiens,
pendant que le soleil achevait de se lever,
qu'il devenait de plus en plus chaud
en même temps que mon café refroidissait,
j'émiettais mes bagels toastés
au-dessus des lignes que je lisais
avant d'aller vivre la ville.
New York est une ville de lève-tôt. Le premier jour où je me suis réveillé dans cet appartement, avec la lumière de l'aube à cause de mon sommeil déréglé par le voyage, je suis sorti dans la rue, hébété, à la recherche d'un café et il y avait le long des trottoirs et sur les carrefours sans circulation beaucoup de gens tôt levés et actifs, joggeurs en route pour Central Park, marcheurs rapides en short et en tennis, gens qui promenaient leur chien ou qui rentraient chez eux en portant sous le bras le New York Times du dimanche. J'allais devoir secouer ma paresse espagnole pour mieux profiter de mon temps, pour sortir au plus vite et marcher dans la ville, y découvrir et y apprendre d'autres choses, emmagasiner d'autres images avec l'attention fascinée et la curiosité gourmande de celui qui est toujours un nouveau venu et qui veut tout voir, qui demande au minimum à chaque journée l'intensité d'une sensation véritablement forte.
Antonio Munoz Molina. Fenêtres de Manhattan.

jeudi 4 octobre 2012

Habituellement, les jeunes femmes qui viennent seules en septembre sont là pour la fashion week.


Je souris aux paroles de L. et me demandai d'où pouvaient provenir son accent et les maladresses qui émaillaient son français. Car, si elle connaissait ma nationalité, j'ignorais ce qu'elle avait été avant de devenir New Yorkaise. 
Je me demandai également si elle avait remarqué, à part mes boucles d'oreilles qu'elle regardait davantage que mes yeux, mon pantalon mou et mon tee shirt délavé dont l'échancrure laissait apparaître les bretelles d'un marcel usé.
Son insistance à ce que je l'appelle pour confirmer démentit aussitôt la sincérité de son invitation à boire un verre, sur le toit de son immeuble le samedi soir.
Dans le brouhaha du MoMA où j'avais trouvé un téléphone, elle me parla d'un goûter d'enfant, d'une organisation difficile et, comme elle l'attendait de moi, j'écourtai notre conversation.
(de ce samedi soir, plutôt qu'une terrasse, il me reste l'émouvant souvenir d'un lent coucher de soleil sur l'Hudson)

mercredi 3 octobre 2012

Lay your head down in my arms

-J'aime New York. Je m'y sentais bien : je n'étais pas chez moi, j'avais toujours l'impression d'être en visite. 
-Et à Paris ?
-A Paris c'est la même chose seulement je préfère New York. Là-bas les gens vous laissent plus tranquille.
(Le feu follet, un film de Louis Malle)
Paris est belle sous la pluie mais Alain Leroy ne le voit pas.
A la terrasse du Flore, il recommence à boire plutôt qu'à vivre. 
Lui, il s'appelle Anders et lui aussi, il a collé sur son miroir la photo d'une femme qu'il n'a pas su aimer. Lui aussi, il va au café regarder la vie qu'il va quitter et, dans la maison de son passé, à Oslo, il joue du piano avant de se tuer.
Ils ont quelque chose d'irrésistible, ces hommes au sourire triste et on voudrait leur prendre la tête entre les mains et caresser les rides qu'ils ont au coin des yeux et les soigner de tout quand bien même on devine qu'on ne peut rien.

lundi 1 octobre 2012

Life is easier where the walls are red
Brooklyn is a place stuck in my head*

Lundi, c'est
une flânerie dans la fin de ma semaine new yorkaise
sur une mélodie doucement nostalgique de *Woodkid

dimanche 30 septembre 2012

Le dernier jour du reste de la vie

Le dernier jour dans les villes, comme toujours, je regardais vivre les gens.

Et vous ?
Et vous ? Que feriez-vous ?
 Imaginez ! 
Votre train, votre avion part demain, 
que feriez-vous ?

Finalement,
j'ai vécu ces journées avec autant d'inconséquence que si elles avaient été les dernières
de ma vie.

samedi 29 septembre 2012

87th

ICI, un album à commencer à feuilleter, le début des souvenirs d'une autre ville, d'une autre rue.

vendredi 28 septembre 2012

Le cabinet des rêves 90

Nous recevons un mail de la direction qui nous enjoint, afin qu'on se connaisse mieux entre collègues, de davantage nous parler. 
Suit un mail de A. que je lis plusieurs fois et que je connais, ensuite, par coeur.
Elle y explique que son compagnon a du mal à vivre son nouveau statut professionnel. 
En effet, d'après lui, seuls les architectes ont vraiment le sens des responsabilités : eux seuls peuvent être responsables d'une maison. 
Or, justement, le prêt contracté pour payer le logement d'A. parvient à son terme et, finalement, son ami s'aperçoit qu'il est donc possible d'avoir une maison sans être architecte. 
A. conclut son mail en disant que ce qui la fait douter, quant à elle, c'est la possibilité d'une relation pérenne et que, à lui seul, ce doute compromet la suite. 

Rêve du 14 septembre 2012